{"id":2027,"date":"2026-01-23T09:21:23","date_gmt":"2026-01-23T08:21:23","guid":{"rendered":"https:\/\/fenetres-japon.fr\/?p=2027"},"modified":"2026-03-24T11:33:28","modified_gmt":"2026-03-24T10:33:28","slug":"les-filles-de-la-guerre-%e6%88%a6%e5%a0%b4%e3%81%ae%e5%a5%b3%e3%81%9f%e3%81%a1-de-sekiguchi-yuka","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fenetres-japon.fr\/?p=2027","title":{"rendered":"Les Filles de la guerre [\u6226\u5834\u306e\u5973\u305f\u3061], de SEKIGUCHI Yuka"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"has-text-align-center\"><span class=\"has-inline-color has-accent-color\">Projection le 4 mars 2026 (Orl\u00e9ans)<\/span><\/h3>\n\n\n\n<p>Projection <strong>mercredi 4 mars<\/strong> \u00e0<strong> 11 h<\/strong> au cin\u00e9ma <strong><a href=\"https:\/\/www.cinemalescarmes.com\/evenement\/2198040-fenetres-sur-le-japon\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Les Carmes<\/a><\/strong> (7 Rue des Carmes, 45000 Orl\u00e9ans). La s\u00e9ance sera suivie d\u2019une <strong>discussion avec Emmy Piresse<\/strong>, \u00e9tudiante en Master Langues et Soci\u00e9t\u00e9s, parcours Traduction et communication multilingue \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Orl\u00e9ans, ayant r\u00e9alis\u00e9 le sous-titrage fran\u00e7ais du film\u00a0; et <strong>Shimosakai Mayumi<\/strong>, ma\u00eetresse de conf\u00e9rences en \u00e9tudes japonaises \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Orl\u00e9ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2192 <strong>Donn\u00e9es techniques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Titre original&nbsp;: <em>Senj\u014d no onnatachi<\/em> [\u6226\u5834\u306e\u5973\u305f\u3061]<br>Titre anglais&nbsp;: <em>Daughters of war<\/em><br>R\u00e9alisatrice&nbsp;: SEKIGUCHI Yuka \u95a2\u53e3\u7950\u52a0<br>Ann\u00e9e&nbsp;: 1989<br>Dur\u00e9e&nbsp;: 55&nbsp;min.<br>Pays&nbsp;: Japon, Australie<br>Langue&nbsp;: japonais, anglais, tok pisin et hiri motu<br><strong>Sous-titres&nbsp;: fran\u00e7ais<\/strong> (par Emmy Piresse) \u2013 <em>Sous-titres r\u00e9alis\u00e9s dans le cadre de la formation du <a href=\"https:\/\/formation.univ-orleans.fr\/fr\/offre-de-formation\/master-lmd-XB\/master-langues-et-societes-parcours-traduction-et-communication-multilingue-JDFMNPQR.html\">Master Langues et Soci\u00e9t\u00e9s, parcours Traduction et communication multilingue<\/a> \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Orl\u00e9ans<\/em><br>Image&nbsp;: Chris OWEN, SHIMIZU Yoshio \u6e05\u6c34\u826f\u96c4<br>Son&nbsp;: SEKIGUCHI Yuka, TAKIZAWA Osamu \u6edd\u6ca2\u4fee<br>Montage : SEKIGUCHI Yuka, KOIKE Masato \u5c0f\u6c60\u5f81\u4eba, SHIMIZU Chieko \u6e05\u6c34\u5343\u6075\u5b50<br>Musique : KOMURO Hitoshi \u5c0f\u5ba4\u7b49<br>Production&nbsp;: SEKIGUCHI Yuka, Tenchijin productions (Australie)<br>Producteurs associ\u00e9s&nbsp;: Chris OWEN, YAMAGAMI Tetsujir\u014d \u5c71\u4e0a\u5fb9\u4e8c\u90ce<br>Distribution&nbsp;: SIGLO Co., LTD (Tokyo)<\/p>\n\n\n\n<p>\u2192 <strong>Synopsis<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour le gouvernement japonais d\u2019alors, la guerre du Pacifique de 1941 \u00e0 1945 ne constituait qu\u2019un volet de la \u00ab&nbsp;Grande Guerre d\u2019Asie orientale&nbsp;\u00bb. Celle-ci se voulait une entreprise de lib\u00e9ration de l\u2019Asie et du Pacifique des cha\u00eenes \u00e9conomiques du colonialisme europ\u00e9en, visant \u00e0 instaurer la \u00ab Sph\u00e8re de coprosp\u00e9rit\u00e9 de la Grande Asie orientale \u00bb. Au cours de cette guerre, la campagne de Nouvelle-Guin\u00e9e (janvier 1942 \u2013 ao\u00fbt 1945) oppose les arm\u00e9es australiennes et \u00e9tats-uniennes aux forces japonaises. On estime qu\u2019environ 140&nbsp;000 soldats japonais trouveront la mort en Papouasie\u2013Nouvelle-Guin\u00e9e, et que seuls 11&nbsp;000 d\u2019entre eux regagneront le Japon. Longtemps consid\u00e9r\u00e9e comme une \u00ab&nbsp;guerre oubli\u00e9e&nbsp;\u00bb, cette campagne, tout comme ses v\u00e9t\u00e9rans, n\u2019a jamais b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une v\u00e9ritable reconnaissance publique au Japon. Fruit de sept ann\u00e9es de travail, <em>Les Filles de la guerre<\/em> donne la parole aux habitants de Papouasie\u2013Nouvelle-Guin\u00e9e, et en particulier aux femmes, qui ont pay\u00e9 le plus lourd tribut durant les trois ann\u00e9es d\u2019occupation japonaise. Leurs t\u00e9moignages, rares et pr\u00e9cieux, r\u00e9v\u00e8lent les violences et les mauvais traitements inflig\u00e9s par l\u2019arm\u00e9e aux populations civiles, tout en levant le voile sur la question des \u00ab femmes de r\u00e9confort \u00bb. Recrut\u00e9es sous de faux pr\u00e9textes \u2013 promesses d\u2019emplois en usine \u2013 ces femmes, majoritairement cor\u00e9ennes, furent r\u00e9duites \u00e0 l\u2019esclavage sexuel au service des troupes. \u0152uvre pionni\u00e8re, <em>Les Filles de la guerre<\/em> compte parmi les premiers films japonais \u00e0 apporter des \u00e9l\u00e9ments concrets sur le syst\u00e8me des femmes de r\u00e9confort mis en place par le gouvernement japonais. En donnant voix aux civils contraints de survivre dans un v\u00e9ritable enfer, le film met en lumi\u00e8re une m\u00e9moire longtemps invisibilis\u00e9e et rappelle que, pour nombre de victimes, les souffrances occasionn\u00e9es par la guerre ont perdur\u00e9 apr\u00e8s 1945.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2192 La r\u00e9alisatrice<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Originaire de Yokohama, SEKIGUCHI Yuka est une anthropologue, \u00e9crivaine et r\u00e9alisatrice japonaise. Dipl\u00f4m\u00e9e de l\u2019Universit\u00e9 internationale de Tokyo en 1982, elle poursuit ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Australian National University (Canberra, Australie), o\u00f9 elle se sp\u00e9cialise en relations internationales. C\u2019est au cours de ces \u00e9tudes qu\u2019elle d\u00e9couvre le cin\u00e9ma documentaire, vers lequel elle s\u2019oriente alors. En 1985 elle produit et r\u00e9alise une premi\u00e8re version vid\u00e9o de 20 minutes de <em>Les Filles de la guerre<\/em>. Tandis qu\u2019elle poursuit ses recherches, elle travaille aussi comme assistante-monteuse aupr\u00e8s de figures majeures du documentaire australien, telles que Dennis O\u2019Rourke ou Andrew Pike, r\u00e9alisateur et fondateur de la soci\u00e9t\u00e9 de distribution <a href=\"https:\/\/www.roninfilms.com.au\">Ronin Films<\/a>. On lui doit aussi la traduction anglaise des notes de production de <em>L\u2019arm\u00e9e de l\u2019empereur s\u2019avance<\/em> [<em>Yuki yukite shingun<\/em> \u3086\u304d\u3086\u304d\u3066\u3001\u795e\u8ecd, 1987], documentaire r\u00e9alis\u00e9 par HARA Kazuo \u539f\u4e00\u7537. En 1989 elle ach\u00e8ve une version moyen-m\u00e9trage de <em>Les Filles de la guerre<\/em>, sign\u00e9 alors sous le nom&nbsp;: SEKIGUCHI Noriko \u95a2\u53e3\u5178\u5b50. Son film est largement prim\u00e9 : il re\u00e7oit notamment le Grand Prix du documentaire au Festival international du film de Melbourne ainsi que le prix du meilleur documentaire historique au Festival international du film de San Francisco. Il est \u00e9galement s\u00e9lectionn\u00e9 en comp\u00e9tition au 12\u1d49 Festival international de films de femmes de Cr\u00e9teil et projet\u00e9 en 1990 lors de la r\u00e9trospective \u00ab Le documentaire japonais \u00bb de la 20\u1d49 \u00e9dition du Cin\u00e9ma du R\u00e9el. En 1992, elle r\u00e9alise <em>When Mrs. Hegarty Comes to Japan<\/em>, un documentaire dans lequel elle explore avec finesse et humour les relations interculturelles. Enseignant la r\u00e9alisation dans plusieurs universit\u00e9s et \u00e9coles de cin\u00e9ma australiennes, elle poursuit en parall\u00e8le son travail de cin\u00e9aste et r\u00e9alise en 2007 <em>Fat Chance<\/em>, documentaire intime retra\u00e7ant six mois d\u2019efforts intensifs pour retrouver la forme \u00e0 l\u2019approche de son cinquanti\u00e8me anniversaire. Le film re\u00e7oit en 2009 le prix de l\u2019Association des biblioth\u00e8ques \u00e9tats-uniennes. En janvier 2010, confront\u00e9e aux premiers signes de d\u00e9mence de sa m\u00e8re Hiroko, elle met en pause ses activit\u00e9s professionnelles et retourne au Japon pour se consacrer \u00e0 elle, apr\u00e8s avoir v\u00e9cu vingt-neuf ans en Australie. Elle filme leur quotidien et r\u00e9alise la s\u00e9rie documentaire <em><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/maiaru.com\/\" target=\"_blank\">Chaque jour, c\u2019est Alzheimer<\/a><\/em> [<em>Mainichi ga arutsuhaim\u0101<\/em> \u6bce\u65e5\u304c\u30a2\u30eb\u30c4\u30cf\u30a4\u30de\u30fc], dans laquelle elle aborde la maladie avec un regard singulier, m\u00ealant humour, tendresse et lucidit\u00e9. En 2011, elle fonde la soci\u00e9t\u00e9 de production NY GALS FILMS avec la r\u00e9alisatrice SHIBUYA Nobuko \u6e0b\u8c37\u6636\u5b50, sp\u00e9cialiste reconnue du secteur. Au Japon, la soci\u00e9t\u00e9 Siglo s\u2019associe \u00e0 la production et \u00e0 la distribution de sa s\u00e9rie documentaire. En 2014 sort <em>Chaque jour, c\u2019est Alzheimer 2 \u2013 La r\u00e9alisatrice Sekiguchi part en Angleterre<\/em> [<em>Mainichi ga arutsuhaim\u0101 2&nbsp;: Sekiguchi kantoku, Igirisu e iku hen<\/em>  \u6bce\u65e5\u304c\u30a2\u30eb\u30c4\u30cf\u30a4\u30de\u30fc2\u301c\u95a2\u53e3\u76e3\u7763\u3001\u30a4\u30ae\u30ea\u30b9\u3078\u884c\u304f\u7de8\u301c] et en 2018 le dernier volet&nbsp;:&nbsp;<em>Chaque jour c&rsquo;est Alzheimer : La fin, le moment de la mort<\/em>&nbsp;[<em>Mainichi ga Alzheimer&nbsp;: The Final Saigo ni shinutoki<\/em>&nbsp;\u6bce\u65e5\u304c\u30a2\u30eb\u30c4\u30cf\u30a4\u30de\u30fc\u3000\u30b6\u30fb\u30d5\u30a1\u30a4\u30ca\u30eb\u3000\u6700\u671f\u306b\u6b7b\u306c\u6642]. SEKIGUCHI Yuka accompagne sa m\u00e8re pendant neuf ans et neuf mois, jusqu\u2019au d\u00e9c\u00e8s de celle-ci en 2019, poursuivant une r\u00e9flexion profond\u00e9ment humaine sur la d\u00e9mence, le vieillissement et les liens familiaux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Projection le 4 mars 2026 (Orl\u00e9ans) Projection mercredi 4 mars \u00e0 11 h au cin\u00e9ma Les Carmes (7 Rue des Carmes, 45000 Orl\u00e9ans). 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