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Fenêtres sur le Japon 2021-2022 Paris Projections

Qui a volé le chaudron ?[月夜釜合戦] de SATŌ Leo, vendredi 12 novembre 2021

Après la projection, le 17 septembre 2021, du documentaire Yama – Coup pour coup (1985), décrivant les luttes des ouvriers journaliers de San’ya à Tokyo au début des années 1980, Fenêtres sur le Japon vous invite à poursuivre l’exploration des yoseba, ces quartiers regroupant la main d’œuvre journalière du pays, par le prisme cette fois d’une fiction contemporaine tournée dans le quartier de Kamagasaki à Osaka.

Qui a volé le chaudron ? [Tsuki yo kama gassen 月夜釜合戦] de SATŌ Leo (2017, 115 minutes, VOSTF) sera projeté au Cinéma La Clef (34 rue Daubenton, 75005 Paris) vendredi 12 novembre (ouverture de la salle à 19 h 30, début de la projection à 20 h, prix libre). Ce film a été projeté lors de sa première internationale au 33e Festival international du film Entrevues Belfort (2018) sous le titre The Kamagasaki Cauldron War.

Synopsis

Lorsque le chef local des yakuzas se fait voler son « chaudron sacré », symbole de son pouvoir, une guerre pour le retrouver éclate entre ses hommes, un gamin de 12 ans, une prostituée et un pickpocket. Inspiré d’un classique du rakugo, tourné en 16 mm avec des habitants du quartier, Qui a volé le chaudron ? a été financé grâce à des dons et a demandé cinq années de travail. À la frontière du documentaire et de la fiction, le film se veut un hommage à la vitalité et au pouvoir de résistance du peuple de Kamagasaki tout autant qu’une comédie carnavalesque.

Réalisateur

SATŌ Leo [佐藤零郎] est né en 1981 à Kyoto. Il se forme au documentaire aux côtés du réalisateur SATŌ Makoto [佐藤真], le réalisateur de Vivre sur la rivière Agano [Aga ni ikiru 阿賀に生きる, 1992]. Travaillant de façon indépendante, il tourne en 2009 un premier documentaire Élégie du parc Nagai [Nagai seishun yoi yume uta 長居青春酔夢歌], consacré aux mobilisations contre l’expulsion des sans-abri du parc Nagai, dans le cadre des championnats du monde d’athlétisme d’Osaka. Qui a volé le chaudron ? est son premier long-métrage de fiction. Il a été récompensé du Grand Prix de la compétition internationale au Porto/Post/Doc, ainsi que du Prix du jury et du Prix de la meilleure image lors de la 14e édition du festival Kinotayo (Paris).

Bande-annonce

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Festival 2021

Équipe du festival et partenaires institutionnels

Le comité de sélection

Le comité de sélection est composé de personnes issues du monde des sciences sociales et des études japonaises d’une part, et du monde du cinéma et des études cinématographiques d’autre part. Son rôle est de sélectionner les films projetés durant les deux jours du festival.

Claire Brisset
Jean-Michel Butel
Mathieu Capel
Beat Frey
Dimitri Ianni
Ricardo Matos Cabo
Anne-Lise Mithout
Sayaka Mizuno
Mary Picone
Nicolas Pinet

Les partenaires institutionnels

L’édition 2021 du festival est organisé en lien avec l’équipe Populations japonaises (IFRAE & CRCAO), avec le soutien, notamment financier et logistique, de quatre laboratoires de recherche ou départements, le Centre de recherches sur le Japon (CRJ, EHESS & CNRS), le Centre de recherche sur les civilisations de l’Asie orientale (CRCAO, université de Paris & CNRS), l’Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est (IFRAE, INALCO, université de Paris & CNRS) et le Département d’études est-asiatiques de la Faculté des lettres de l’Université de Genève.


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Fenêtres sur le Japon 2021-2022 Paris Projections

« A2 » de MORI Tatsuya, 1er octobre 2021

Après la projection d’A le 24 septembre 2021, le second documentaire de MORI Tatsuya autour d’Aum Shinrikyō, A2 (2001, 126 minutes, VOST anglais), sera projeté vendredi 1er octobre 2021 (17 h – 21 h) dans l’auditorium de l’INALCO (65 rue des Grands Moulins, Paris 13e).

La projection sera suivie d’une brève intervention de Nicolas Pinet (CRJ-CCJ, EHESS) sur le thème « Filmer / enquêter sur des groupes controversés », puis d’un échange avec le public.

L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Organisation : Nicolas Pinet en lien avec l’équipe Populations japonaises.
Contact : projections@fenetres-japon.fr

Synopsis

En 1996, le documentariste japonais MORI Tatsuya a été autorisé à filmer les activités quotidiennes des membres de la nouvelle religion Aum shinrikyō, peu après les attentats au gaz sarin commis par ce groupe, le 20 mars 1995, dans le métro de Tokyo, qui ont causé au moins 26 morts et 5 700 blessés. Il en a tiré deux documentaires, intitulés A (1997) et A2 (2001). Si ces films dépeignent la vie quotidienne du groupe religieux, renommé Aleph en 1999, ils dressent aussi un portrait sans concession des groupes et personnes amenées à interagir avec lui, médias, police et voisins et, plus largement, de la société japonaise au tournant du siècle.

Extrait (japonais, sous-titres anglais)

Affiche des projections-débats du 24/09/2021 et 1/10/2021 (300 dpi, pour impression).

Merci de diffuser l’information aux personnes qui pourraient être intéressées.

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Fenêtres sur le Japon 2021-2022 Paris Projections

« A » de MORI Tatsuya, 24 septembre 2021

Le premier documentaire de MORI Tatsuya autour d’Aum Shinrikyō, A (1998, 134 minutes, VOST anglais), sera projeté vendredi 24 septembre 2021 (17 h – 21 h) dans l’auditorium de l’INALCO (65 rue des Grands Moulins, Paris 13e). Le second documentaire, A2, sera projeté vendredi 1er octobre 2021 au même endroit.
La projection sera suivie de brèves interventions de
– Mary Picone (CRJ-CCJ, EHESS) : « Aum comme entité religieuse : Les enseignements du fondateur et les pratiques des adhérents »
– et César Castellvi (CRCAO, Université de Paris) : « “L’affaire Aum” et la critique des médias »,
puis d’un échange avec le public.
L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Organisation : Nicolas Pinet en lien avec l’équipe Populations japonaises.
Contact : projections@fenetres-japon.fr

Synopsis

En 1996, le documentariste japonais MORI Tatsuya a été autorisé à filmer les activités quotidiennes des membres de la nouvelle religion Aum shinrikyō, peu après les attentats au gaz sarin commis par ce groupe, le 20 mars 1995, dans le métro de Tokyo, qui ont causé au moins 26 morts et 5 700 blessés. Il en a tiré deux documentaires, intitulés A (1997) et A2 (2001). Si ces films dépeignent la vie quotidienne du groupe religieux, renommé Aleph en 1999, ils dressent aussi un portrait sans concession des groupes et personnes amenées à interagir avec lui, médias, police et voisins et, plus largement, de la société japonaise au tournant du siècle.

Extrait (japonais, sous-titres anglais)

Affiche des projections-débats du 24/09/2021 et 1/10/2021 (300 dpi, pour impression).

Merci de diffuser l’information aux personnes qui pourraient être intéressées.

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« Yama – Coup pour coup » [山谷—やられたらやりかえせ] de SATŌ Mitsuo et YAMAOKA Kyōichi, vendredi 17 septembre 2021

Le film documentaire Yama – Coup pour coup [Yama – yararetara yarikaese 山谷—やられたらやりかえせ] de SATŌ Mitsuo et YAMAOKA Kyōichi (1985, 110 minutes, vostf) sera projeté au Cinéma La Clef (34 rue Daubenton, 75005 Paris) vendredi 17 septembre (ouverture de la salle à 19 h 30, début de la projection à 20 h, prix libre).

Ce documentaire mythique décrivant la lutte des ouvriers journaliers dans le Tokyo des années 1980 est projeté pour la première fois en version Blu-ray avec des sous-titres français préparés pour l’occasion, grâce au travail précieux de Nathalie Benady et Christine Lévy.

Organisation : Dimitri Ianni et Nicolas Pinet
Contact : projections@fenetres-japon.fr

Synopsis

En décembre 1984, le réalisateur SATŌ Mitsuo entreprend le tournage d’un documentaire décrivant la vie des ouvriers journaliers dans le quartier de San’ya à Tokyo. Le 22 décembre il est assassiné par un membre du groupe yakuza qui contrôle le marché de l’emploi des journaliers. YAMAOKA Kyōichi, membre de la Sōgidan, le syndicat des ouvriers journaliers de San’ya, prend sa suite. Il sera également assassiné le 13 janvier 1986.

Prenant pour point de départ un conflit entre le syndicat des journaliers et le groupe yakuza qui les exploite, Yama – Coup pour coup se veut un film de combat, dénonçant les mécanismes d’exploitation dans les « yoseba », ces ghettos regroupant une réserve de main d’œuvre ouvrière à bas coût sur le dos de laquelle s’est forgée la prospérité du pays. Pensé et réalisé comme une arme de lutte et un outil de conscientisation, le film est une radioscopie brutale et sans concession d’un capitalisme japonais prisonnier de ses racines colonialistes, de sa pègre et de son idéologie impérialiste.

→ Affiche de la projection du 17/09/2021 (300 dpi, pour impression).

Merci de diffuser l’information aux personnes qui pourraient être intéressées.

Novembre 1983 : les ouvriers journaliers de San’ya font face au groupe yakuza Nishido (DR)

Pour aller plus loin

Textes

  • Gonon, Anne, « Les travailleurs journaliers », Cipango. Cahiers d’études japonaises, n° 2, 1993.
  • Gonon, Anne, Précarité et Isolement social : le monde des travailleurs journaliers japonais, Tokyo, Maison franco-japonaise, « Monographies de la MFJ », 1995, 220 p.
  • Mukai, Kōichirō, « La lutte de San’ya continue », Agone, n° 65, 2020, p. 239-254.
  • Pelletier, Philippe, « Qualité de la ville et ghettos de travailleurs journaliers au Japon », in Augustin Berque [dir.], La Qualité de la ville: urbanité française, urbanité nippone, Tokyo, Maison franco-japonaise, « Publications de la Maison franco-japonaise », 1987, p. 217-233.
  • Pelletier, Philippe, « Doyagai どや街 : le ghetto », in Philippe Bonnin, Masatsugu Nishida et Shigemi Inaga [dir.], Vocabulaire de la spatialité japonaise, Paris, CNRS, 2014, p. 112-114.
  • Pons, Philippe, Misère et Crime au Japon : du XVIIe siècle à nos jours, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des sciences humaines », 1999, 551 p.
  • Traimond, Jean-Manuel, Le Japon mal rasé : voyage chez les anarchistes, les burakumin, les coréens-du-Japon, les uilta, et les autres, Lyon, Atelier de création libertaire, 2000, 145 p.

Films

  • Kim, Mi-re, Nogada, 2005.
  • Ogawa, Shinsuke [小川紳介], Dokkoi! ningen bushi kotobuki jiyū rōdōsha no machi [どっこい ! 人間節 寿・自由労働者の街 ; Dokkoi ! : Le Chant humain. Kotobuki : Le Quartier des ouvriers libérés], documentaire, Dimenshon [ディメンション], [1975] 2016.
  • Watanabe Takaaki [渡辺孝明], 81 kotobuki doyagai – ikiru [’81寿ドヤ街 - 生きる ; Le Doyagai de Kotobuki en 1981 : Vivre], documentaire, Yokohama dokyumento firumu [横浜ドキュメントフィルム], 1981.
  • Watanabe Takaaki [渡辺孝明], Kotobuki doyagai ikiru 2 [寿ドヤ街 生きる2 ; Le Doyagai de Kotobuki : Vivre 2], documentaire, Yokohama dokyumento firumu [横浜ドキュメントフィルム], 1984.
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Festival Paris Projections

S’abonner à la liste d’informations de Fenêtres sur le Japon

Vous pouvez vous abonner à la liste d’informations à partir de cette page ou en envoyant un mail à fenetres_japon-request@alterinfos.org avec pour objet « subscribe ». Si vous cliquez sur l’adresse mail ci-dessus et que vous avez un logiciel de courriel configuré sur votre machine, cela devrait automatiquement ouvrir un mail avec l’objet pré-rempli. Il ne vous reste plus qu’à l’envoyer… Vous recevrez alors un mail pour confirmer votre abonnement.

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Festival

Films documentaires et sciences sociales

Le festival de films documentaires Fenêtres sur le Japon est né d’un constat : il existe entre sciences sociales – en particulier celles qui utilisent la méthode ethnographique – et films documentaires une série de liens et de croisements. Les deux proposent un regard sur le monde social à partir d’un « travail de terrain », c’est-à-dire d’une présence plus ou moins longue auprès des personnes ou sur les lieux dépeints dans les textes ou les films. Certains chercheurs et chercheuses en sciences sociales – Jean Rouch, Éliane de Latour… – prennent parfois la caméra pour pouvoir rendre compte de leurs observations dans un autre medium. Des réalisateurs, comme Mori Tatsuya, prolongent aussi leurs documentaires par des livres. Ce festival se veut une contribution au dialogue persistant entre ces deux mondes à partir d’un point d’ancrage : le Japon.

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Festival

Prix décernés lors du festival

Le jury est composé à parité d’universitaires travaillant en sciences sociales sur le Japon et de praticiens ou spécialistes du cinéma et du film documentaire. Il décernera à la fin du festival deux types de prix, correspondant aux deux mondes – cinéma et sciences sociales – au dialogue desquelles Fenêtres sur le Japon entend contribuer. Les membres du jury issus du monde du cinéma remettront, en concertation avec les autres membres, le Prix du jury Cinéma. Les membres du jury issus du monde des sciences sociales remettront, toujours en concertation avec les autres membres, le Prix du jury Société. Parmi les films reçus, le comité de sélection opére une pré-sélection des 5 longs métrages projetés à l’occasion des deux jours du festival.

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Festival Festival 2021

Inscrire un film à l’édition 2021 du festival

Le festival se tiendra à Paris les vendredi 3 et samedi 4 décembre 2021.

Peuvent concourir les films de plus de 50 minutes, traitant de la société japonaise contemporaine et de copyright 2019, 2020 ou 2021.

Inscription

– Durée : plus de 50 minutes
– Thématique : société japonaise contemporaine
– Langue : français ; japonais avec sous-titrage français ou anglais ; anglais
→ Pour concourir, merci d’envoyer un courriel à festival@fenetres-japon.fr avec (1) une brève présentation du réalisateur ou de la réalisatrice, (2) un résumé du film – cela servira pour alimenter le site du festival si votre film est présélectionné – ainsi que (3) un lien vers une copie visionnable de votre film. À la place d’un lien, vous pouvez aussi directement téléverser votre film sur le compte Seafile du festival : https://seafile.communs.net/u/d/e1c58b9956154d00812d/.

Calendrier

– 10 septembre 2021 : date limite pour l’envoi des films
– Septembre-octobre : sélection des films par le comité de sélection
– Novembre : publication des films présélectionnés qui seront projetés durant le festival
– 3 et 4 décembre 2021 : festival

Organisation

Dimitri Ianni & Nicolas Pinet

Contact

festival@fenetres-japon.fr

Soutien institutionnel

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Fenêtres sur le Japon 2020-2021 Paris Projections

« Histoire d’une boucherie » [ある精肉店のはなし] de HANABUSA Aya, 25 juin 2021

Le Centre de recherches sur le Japon (CRJ) de l’EHESS organise le cycle annuel de projections-débats (documentaires et films de fiction) Fenêtres sur le Japon. L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

La première (et dernière) projection-débat de l’année 2020-2021 se tiendra vendredi 25 juin 2021 (16 h 30 – 20 h 00) avec le documentaire Histoire d’une boucherie [ある精肉店のはなし], de HANABUSA Aya (2013, 109’, VOST anglais). Elle aura lieu dans l’auditorium de 150 places du Centre des colloques du Campus Condorcet (Place du Front populaire, Aubervilliers, arrêt Front populaire de la ligne 12).

Le film sera suivi de deux brèves interventions, d’un échange avec la salle, puis d’un petit concert de taiko (tambour japonais).
Mary Picone (CRJ-CCJ, EHESS) parlera de l’évolution de la condition des Burakumin, en relation avec la consommation de viande.
Yokeja sogondoja, le club de taiko de l’INALCO, proposera une petite introduction au Hachijō daiko, c’est-à-dire au tambour tel qu’il est pratiqué sur l’île japonaise d’Hachijō, avant de nous en jouer.

Organisation : Mary Picone et Nicolas Pinet
Contact : projections@fenetres-japon.fr

Synopsis

À Kaizuka, dans le département d’Osaka, la boucherie familiale Kitade élève puis abat du bétail, dont elle vend la viande. Après le moment de tension que constitue le coup de marteau sur le front de la vache, les bêtes sont transformées en viande par une série de gestes maîtrisés. Ce travail, traditionnellement confié aux Burakumin, un groupe social discriminé depuis le Moyen-Âge, est transmis à la génération suivante par les parents, qui espèrent que leurs enfants auront moins à souffrir de la discrimination. Les gens vivent en prenant la vie d’autres êtres vivants. Ce documentaire suit les pas d’une famille qui, chaque jour, fait face à cet entrelacs de la vie et la mort.

Bande-annonce (japonais, sous-titres anglais)

Affiche de la projection-débat du 25/06/2021 (300 dpi, pour impression).

Merci de diffuser l’information aux personnes qui pourraient être intéressées.