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Vivre à Tatekawa [竪川に生きる], de YAMAMOTO Yōko

Projection mercredi 15 mai 2024 (Genève)

Projection en VO sous-titrée français à l’université de Genève (salle 102, bâtiment des Philosophes, 22 boulevard des Philosophes, 1205 Genève) le 15 mai à 18 h (entrée libre). La séance est organisée par l’Association des étudiants du Département d’études est-asiatique (Ae-Estasia).

Synopsis

En 2012, un an avant l’attribution des Jeux Olympiques 2020 à la ville de Tokyo, j’ai rencontré un homme qui habitait dans un parc du nord-est de Tokyo et mobilisait les gens contre l’expulsion du groupe de personnes qui y vivaient. Je lui ai demandé : « Pourquoi vous ne demandez pas le RSA ? » Il m’a expliqué qu’il collectait des canettes pour gagner sa vie et m’a dit : « Si tu veux, viens voir où on habite ». Le lendemain j’y suis allée et j’ai eu envie de garder une trace de leurs vies dans un film.

→ Réalisatrice

Yoko Yamamoto (Hikari, Japon, 1976) vit en France depuis 2017. Après un master de linguistique à l’Université de Chiba (Japon), elle a étudié la photographie à l’École de photographie de Tokyo (2007). Son travail de photographe documentaire sur une petite usine de Tokyo a été publié dans le livre Tōkyō machi kōba (Raichōsha, 2008). Vivre à Tatekawa (Tatekawa ni ikiru), long-métrage documentaire terminé en 2021, faisait partie de la sélection Route du doc – Japon lors des États généraux du film documentaire 2022 de Lussas (Ardèche).

Données techniques

Titre original : Tatekawa ni ikiru [竪川に生きる]
Réalisateur : YAMAMOTO Yōko [山本 容子]
Année : 2021
Durée : 100 min.
Pays : Japon
Langue : japonais
Sous-titres : français
Production : YAMAMOTO Yōko
Image : YAMAMOTO Yōko
Son : YAMAMOTO Yōko
Montage : YAMAMOTO Yōko

Projection dimanche 7 avril 2024 (Orléans)

Projection au cinéma Les Carmes le 7 avril à 13 h 30. La séance sera suivie d’une discussion avec la réalisatrice animée par Nicolas Pinet.

Projection mercredi 28 février 2024 (Saint-Denis)

Projection à l’Écran de Saint-Denis le 28 février 2024 à 18 h 30 dans le cadre du 2e festival Regards satellites (auparavant Journées cinématographiques dionysiennes) qui se tiendra du 27 février au 11 mars 2024, au cinéma L’Écran de Saint-Denis. La projection sera suivie d’une discussion avec la réalisatrice. Le court métrage Olympic Trash (2023) de Erik Sémashkin sera projeté en avant-séance. L’adresse du cinéma est : 14 Passage de l’Aqueduc, 93200 Saint-Denis, métro: Basilique de Saint-Denis (ligne 13).

Projection mardi 14 novembre 2023 (Paris)

Projection au Forum des images le 14 novembre 2023 à 20 h 30. La projection sera suivie d’une discussion animée par Nicolas Pinet (sociologue).

Projection jeudi 17 novembre 2022 (Tokyo)

114e projection VIDEO ACT!
18 h 30, Tokyo Voluntary Action Center (〒162-0823 Tōkyōto, Shinjuku, Kagurakashi 1-1 – Central Plaza, 10e étage. Contact: 03-3235-1171)
Projection suivie d’une discussion en visioconférence avec YAMAMOTO Yōko.

Projections vendredi 26 août 2022 (Lussas)

Projection en VO sous-titrée français lors des États généraux du film documentaire 2022 (section Route du doc – Japon) qui se sont tenus du 21 au 27 août à Lussas (Ardèche).
Vendredi 26 août – 10h15 – Salle Scam
Vendredi 26 août – 21h30 – Salle Moulinage

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Festival 2023

Les lauréats du festival 2023

Le jury, réuni à la fin du festival samedi 18 novembre, a décerné les deux prix du festival à :

Tokyo Uber Blues [東京自転車節], d’AOYAGI Taku

Tokyo Uber Blues

Tokyo Kurds [東京クルド], de HYŪGA Fumiari

Tokyo Kurds

Ces deux films vont être sous-titrés en français et seront projetés à nouveau en 2024 dans différentes salles, avec les sous-titres français.

Le jury a également attribué une mention spéciale à :

Soupe et Idéologie [スープとイデオロギー], de YANG Yong-hi

Soupe et Idéologie

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Festival 2023 Jury du festival 2023

Le jury du festival 2023

Le rôle du jury est de décerner deux prix à l’issue du festival. Les deux films primés feront l’objet d’un sous-titrage en français et seront projetés à nouveau en 2024 à Paris et à Genève.

Ses membres sont issus à parité des mondes du cinéma et des sciences sociales.

Côté cinéma
Christophe Postic
Ina Seghezzi
Franck Vidal

→ Côté sciences sociales
Jeremy Corral
Titouan Poënces
Kanae Sarugasawa

Présentations des membres du jury

  • Jeremy Corral est historien de la musique. Il a soutenu en 2021 une thèse portant sur les débuts de la musique électroacoustique japonaise et s’intéresse aujourd’hui de manière générale à l’analyse des pratiques musicales et sonores en lien avec les structures sociales dans lesquelles elles s’inscrivent et l’histoire culturelle. Après avoir enseigné à l’Inalco et à l’Université des études étrangères de Tokyo, il a rejoint en 2023 l’Université Bordeaux Montaigne. Il a publié Japanoise : extrémisme et entropie (presses du réel, 2019).
  • Titouan Poënces est étudiant de master à l’université Paris-Cité. Après une classe préparatoire littéraire au lycée de Kérichen à Brest, il intègre le Master de recherche en histoire de Sciences Po Paris. Son mémoire de recherche, intitulé « “Attica is Every Prison: And Every Prison is Attica” : Fragments visuels d’un soulèvement carcéral (1971-1977) », analyse les images de la révolte ayant éclaté dans la prison d’Attica, dans l’État de New York, en 1971. Au même moment, il rejoint le collectif occupant le cinéma La Clef à Paris et participe activement à l’occupation jusqu’à l’expulsion du collectif par les forces de l’ordre en mars 2022. Il s’oriente alors vers un master professionnel, le Diplôme Écritures du Monde Contemporain, à l’université Paris-Cité. Dans ce cadre, il réalise un premier court-métrage documentaire intitulé Comme un requin, qui suit un jeune homme dans l’ouverture d’un squat en région parisienne. Il est actuellement chargé de la recherche d’archives pour des films documentaires dans une société de production à Paris et travaille sur plusieurs projets de films documentaires.
  • Christophe Postic est codirecteur artistique des « États généraux du film documentaire » de Lussas depuis 2002 et coprogrammateur en 2022 de la sélection « Route du doc : Japon », aux côtés de TSUCHIDA Tamaki du festival de Yamagata. Il est aussi formateur pour des ateliers d’écriture de films documentaires en Russie, en Asie centrale et en Guyane notamment avec l’association Doc Monde et occasionnellement producteur au sein de la société À VIF cinémas. Il a été membre de l’équipe éditoriale de la plateforme de diffusion de cinéma documentaire d’auteur, Tënk, et intervenant de l’atelier de programmation à la prison de la Santé à Paris avec l’association Les Yeux de l’ouïe.
  • Kanae Sarugasawa est enseignante-chercheuse à l’IrAsia (CNRS/AMU) et chercheuse associée à l’IFRAE (CNRS/Inalco/Université Paris-Cité). Ses recherches portent sur le stigmate, l’agentivité et le militantisme des populations marginales dans le Japon contemporain, notamment des mères célibataires (thèse doctorale) et des travailleur·se·s du sexe (recherches actuelles).
  • Ina Seghezzi est réalisatrice. Après des études de théâtre, cinéma et de lettres à l’Université de Vienne et à Paris, elle travaille d’abord comme collaboratrice à la mise en scène, dramaturge et metteure en scène au théâtre et à l’Opéra de Paris. En 2004, elle suit une formation à la réalisation documentaire aux Ateliers Varan à Paris et réalise son premier court-métrage, Chair de ta chair, suivi de plusieurs court-métrages dont Stéphane Hessel, une histoire d’engagement (2008), Insomnies (2015), Oussama (2022) et de deux long-métrages Avenue Rivadavia (2012) et Histoires de la Plaine (2017). Ses films ont été sélectionnés dans divers festivals internationaux (Cinéma du Réel, FIDBA, FIFDH, Doc Outlook Nyon, Festival international du cinéma d’Alger…). Ina Seghezzi est par ailleurs enseignante de la pratique de réalisation documentaire à l’université Paris-Cité et aux Ateliers Varan.
  • Franck Vidal est actuellement étudiant en première année du master d’études japonaises à l’Inalco, après y avoir suivi un cursus de licence. Il s’est formé auparavant à la création audiovisuelle et à la réalisation cinématographique pendant 3 ans puis a travaillé dans le secteur de l’audiovisuel dont il connaît bien les enjeux et problématiques.
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Une fourmi contre-attaque [アリ地獄天国], de TSUCHIYA Tokachi

Synopsis

Selon les chiffres officiels, au Japon, entre 2006 et 2017, 5 233 personnes ont été victimes de karōshi [過労死], mot désignant la mort par surmenage. Nishimura, jeune chef des ventes d’une entreprise de déménagement travaille sans compter, jusqu’à dix-neuf heures par jour. Épuisé, il provoque un accident de la route avec son véhicule de fonction et se voit contraint de signer une reconnaissance de dette abusive envers son employeur. Pour protester contre ces pratiques illégales, il décide de rejoindre un syndicat. C’est alors que ses ennuis commencent. Il est bientôt rétrogradé, jusqu’à se retrouver en charge de la déchiqueteuse de documents. Plongée au cœur de la vie d’un employé durant trois ans, Une fourmi contre-attaque constitue une mise à nu brutale des abus d’un capitalisme toujours plus répressif. Le documentaire ouvre aussi un horizon d’espérance en filmant les actions collectives pour la défense des droits et de la dignité des travailleurs.

→ Réalisateur

TSUCHIYA Tokachi [土屋トカチ] est né en 1971 dans le département de Kyoto. Après avoir travaillé comme journalier dans différents secteurs, en étant tour à tour livreur de journaux, commis de librairie et ouvrier en usine, il débute dans le milieu du cinéma en 1999. En 2006 il fonde le collectif Low Position avec les documentaristes ĪDA Motoharu [飯田 基晴] et TOKIDA Takashi [常田高志]. Observateur du monde du travail et des laissés-pour-compte du capitalisme, il s’attache à dénoncer les black kigyō [burakku kigyō ブラック企業], terme désignant au Japon les entreprises exploitant leurs salariés dans des conditions de travail dégradées. En 2008, il se fait remarquer par un premier long-métrage A Normal Life Please [Futsū no shigoto ga shitai フツーの仕事がしたい], dans lequel il suit un conducteur livreur de béton victime de discrimination syndicale qui tente de faire valoir ses droits. Son film est primé par le 17e Festival de Raindance (Londres) et le 6e Festival international du film de Dubaï. On lui doit également The Aging Degradation [Keinen rekka 経年劣化] (2013) et Secret of Konbini [Konbini no himitsu コンビニの秘密] (2017). Une fourmi contre-attaque est son dernier long-métrage. Sélectionné au Festival international de Yamagata, il a été récompensé du prix Nippon Online lors de la 20e édition du festival Nippon Connection (Francfort).

→ Bande annonce (vosta)

Données techniques

Titre original : Ari jigoku tengoku [アリ地獄天国]
Réalisateur : TSUCHIYA Tokachi [土屋トカチ]
Année : 2019
Durée : 98 min.
Pays : Japon
Langue : japonais
Sous-titres : français
Production : groupe Low Position
Image : TSUCHIYA Tokachi
Son : TSUCHIYA Tokachi
Montage : TSUCHIYA Tokachi

Projection vendredi 22 septembre 2023 (Annecy)

Projection le 22 septembre 2023 à 19 h au Téléphérique (Cinémathèque des pays de Savoie et de l’Ain – 12 bis Route d’Annecy 74290 Veyrier-du-Lac). La séance sera suivie d’une discussion avec Charlotte Lamotte, anthropologue et spécialiste du Japon, enseignante à l’université de Grenoble-Alpes, et Dimitri Ianni.

Projection dimanche 16 avril 2023 (Orléans)

Projection au cinéma Les Carmes le 16 avril 2023 à 11 h (ciné bentō). La projection sera suivie d’un échange avec Aline Henninger, maîtresse de conférences en études japonaises à l’université d’Orléans.

Projection samedi 1er avril 2023 (Lyon)

Le film sera projeté le 1er avril à 11 h au Cinéma Comoedia (13 avenue Berthelot 69007 Lyon). La séance sera suivie d’un échange avec Dimitri Ianni et Nicolas Pinet.

Projection samedi 26 novembre 2022 (Vannes)

La séance aura lieu à 14 h 30 au cinéville Garenne (12bis Rue Alexandre le Pontois, 56000 Vannes). La projection sera suivie d’un échange avec Anne-Lise Mithout, maîtresse de conférences à l’Université Paris Cité.

Projection jeudi 27 octobre 2022 (Genève)

Projection-débat aux cinémas du Grütli (Rue du Général-Dufour 16, 1204 Genève, Suisse. Tél : +41 22 320 78 78).

Projection jeudi 22 septembre 2022 (Vevey)

La projection est organisée par le ciné-club Indiana. Elle aura lieu à l’Espace Indiana (chemin du verger, 101800 Vevey, Suisse) à 19 h.

Projection samedi 27 août 2022 (Lussas)

Une fourmi contre-attaque, de TSUCHIYA Tokachi a été projeté en VOSTFR lors des États généraux du film documentaire qui se sont déroulés du 21 au 27 août à Lussas (Ardèche).
Samedi 27 Août 2022 à 10:00, Salle des fêtes. Billetterie

Projection lundi 16 mai 2022 (Paris)

Lundi 16 mai 2022, la Cinémathèque du documentaire à la Bpi projette dans le cadre de son programme Fenêtre sur festivals les deux documentaires lauréats de l’édition 2021 du festival Fenêtres sur le Japon, Écouter le ciel, de KOMORI Haruka (18 h) et Une fourmi contre-attaque, de TSUCHIYA Tokachi (20 h), qui ont été sous-titrés en français. Les deux projections auront lieu au Cinéma 2 du Centre Pompidou (Place Georges-Pompidou, 75004 Paris).

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Écouter le ciel [空に聞く], de KOMORI Haruka

Synopsis

La vie d’ABE Hiromi [阿部裕美], habitante de la commune de Rikuzentakata dévastée par les eaux a été bouleversée par le tsunami qui a frappé la côte est du Japon le 11 mars 2011. Après la catastrophe, de nombreuses stations de radio locales voient le jour afin de fournir un soutien psychologique et des informations sur la reconstruction aux populations locales. Dès la création de Rikuzentakata saigai FM [陸前高田災害FM], ABE Hiromi s’investit comme animatrice radio, recueillant la parole des sinistrés durant plus de trois ans et demi. La caméra de KOMORI Haruka la suit avec une grande délicatesse. Film sur la parole, la transmission de la mémoire collective et le besoin de sociabilité, Écouter le ciel ajoute à l’édifice mémoriel des rescapés une pierre indispensable face à l’oubli et à la transformation du paysage qui, à mesure de l’avancement des travaux monumentaux d’élévation du sol, érode les mémoires.

Réalisatrice

KOMORI Haruka [小森はるか] est née dans le département de Shizuoka et diplômée en arts intermédia des Beaux-Arts de Tokyo, ainsi que de la Film School of Tokyo. Au cours de ses études elle réalise quelques courts-métrages dont The Place Named (2012). Après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, elle s’engage comme bénévole dans l’aide aux populations sinistrées. Elle se rend dans la région du Tōhoku en compagnie de la peintre et écrivaine SEO Natsumi [瀬尾夏美]. Ensemble, elles s’installent dans la commune de Rikuzentakata afin de poursuivre un travail de création basé sur l’enregistrement de paysages et de témoignages de ses habitants. Elles co-réalisent ainsi des installations telles que Under the Wave, On the Ground (2014). En 2015, elles déménagent à Sendai, la ville principale de la région et fondent l’association artistique NOOK, afin de travailler sur la transmission de la mémoire. En 2017, KOMORI Haruka réalise son premier long-métrage, Trace of Breath, qui remporte le prix du Jury de la 12e édition du festival Kinotayo (Paris). Écouter le ciel (2018) est son deuxième long-métrage documentaire. Elle vient de co-réaliser La Ville en deux strates [Nijū no machi / kōtaichi no uta o amu 二重のまち/交代地のうたを編む], primé lors du festival Sheffield DocFest 2021 et sélectionné pour la 15e édition du festival Kinotayo.

Bande-annonce (vostf)

Données techniques

Titre original : Sora ni kiku [空に聞く]
Réalisatrice : KOMORI Haruka [小森はるか]
Année : 2018
Durée : 73 min.
Pays : Japon
Langue : japonais
Sous-titres : français
Production : Musée d’art de la préfecture d’Aichi
Image : KOMORI Haruka, FUKUHARA Yūsuke [福原悠介]
Son : FUKUHARA Yūsuke
Montage : KOMORI Haruka, FUKUHARA Yūsuke

Projection samedi 23 septembre 2023 (Annecy)

Projection le 23 septembre 2023 à 19 h au Téléphérique (Cinémathèque des pays de Savoie et de l’Ain – 12 bis Route d’Annecy 74290 Veyrier-du-Lac). La séance sera suivie d’une discussion avec Charlotte Lamotte, anthropologue et spécialiste du Japon, enseignante à l’université de Grenoble-Alpes, et Dimitri Ianni.

Projection lundi 17 avril 2023 (Orléans)

Projection au cinéma Les Carmes le 17 avril 2023 à 19 h 30 (ciné rencontre).

Projection samedi 1er avril 2023 (Lyon)

Le film sera projeté le 1er avril à 13 h 45 au Cinéma Comoedia (13 avenue Berthelot 69007 Lyon). La séance sera suivie d’un échange avec Dimitri Ianni et Nicolas Pinet.

Projection jeudi 27 octobre 2022 (Genève)

Projection-débat aux cinémas du Grütli (Rue du Général-Dufour 16, 1204 Genève, Suisse. Tél : +41 22 320 78 78).

Projection lundi 16 mai 2022 (Paris)

Lundi 16 mai 2022, la Cinémathèque du documentaire à la Bpi projette dans le cadre de son programme Fenêtre sur festivals les deux documentaires lauréats de l’édition 2021 du festival Fenêtres sur le Japon, Écouter le ciel, de KOMORI Haruka (18 h) et Une fourmi contre-attaque, de TSUCHIYA Tokachi (20 h), qui ont été sous-titrés en français. Les deux projections auront lieu au Cinéma 2 du Centre Pompidou (Place Georges-Pompidou, 75004 Paris). Il est possible d’acheter les billets en ligne en cliquant ici.

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Mon troupeau irradié [被ばく牛と生きる], de MATSUBARA Tamotsu

Synopsis

Un mois après l’accident nucléaire, une zone d’un rayon de 20 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi a été désignée zone de vigilance. Deux mois plus tard, le gouvernement japonais a notifié à la préfecture de Fukushima l’ordre d’abattre tout le bétail dans la zone en vue d’empêcher la commercialisation de la viande contaminée par la radioactivité. Les agriculteurs, eux-mêmes évacués par ordre des autorités, n’avaient pas d’autre choix que d’obéir à la politique nationale.

Cependant, certains éleveurs de bovins ont refusé d’accepter la situation et continuent à faire vivre des vaches, quitte à s’exposer eux-mêmes à la radioactivité. Un agriculteur vit toujours dans une zone interdite, un autre se rend à sa ferme tous les deux jours en parcourant 60 km depuis le logement temporaire situé à Nihonmatsu…

Une équipe formée de chercheurs issus de plusieurs universités a également commencé à surveiller les problèmes sanitaires chez les vaches exposées. Le thème de l’étude est l’exposition aux faibles doses d’un grand animal, thème inédit dans le monde entier. Mais les agriculteurs refusant l’abattage des vaches sont devenus une entrave aux yeux du gouvernement. Peu à peu, les difficultés s’accumulant, certains fermiers abandonnent leur lutte. D’autres s’évertuent à faire vivre des vaches dans des territoires contaminés, alors que ce bétail n’a plus de valeur économique.

Avertissement

Ce film contient des images de carcasses d’animaux qui peuvent choquer certaines personnes. Il s’agit d’une réalité, mais le film est déconseillé aux enfants.

Le réalisateur

Réalisateur, producteur et président de la société Power-I, MATSUBARA Tamotsu a 35 ans d’expérience dans le domaine documentaire et médiatique. Il réalise depuis mai 2011 des reportages sur la situation dans le département de Fukushima après le tsunami. Il a commencé à filmer Mon troupeau irradié en 2011. Ce documentaire est l’aboutissement de 5 ans de travail acharné.  L’objectif était de filmer les épreuves quotidiennes des agriculteurs et de les suivre alors qu’ils prennent les décisions qui changeront leur vie en bien ou en mal pour toujours. Son projet actuel, en suspension temporairement à cause de la situation sanitaire mondiale, porte sur les tigres du Bhoutan vivant en haute altitude.

Bande-annonce (vostf)

Projection dimanche 24 septembre 2023 (Annecy)

Projection le 24 septembre 2023 à 16 h 30 au Téléphérique (Cinémathèque des pays de Savoie et de l’Ain – 12 bis Route d’Annecy 74290 Veyrier-du-Lac). La projection sera suivie d’une discussion avec Kurumi Sugita, anthropologue et chercheuse retraitée du CNRS, et Sonia Marmottant, de l’association Nos Voisins lointains 3.11.

Projection mardi 29 novembre 2022 (Paris)

Mon troupeau irradié : témoignages d’éleveurs de vaches de Fukushima [被ばく牛と生きる Hibaku ushi to ikiru] de MATSUBARA Tamotsu (2016, 104 minutes, VO sous-titré en français) sera projeté au Forum des images le 29 novembre 2022 à 18 h 30. La projection sera suivie d’un échange avec Kurumi Sugita, de l’association Nos Voisins lointains 3.11 et Yūki Takahata, de l’association Yosomono-net France.

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Festival Festival 2023

Inscrire un film à l’édition 2023 du festival

Le festival se tiendra à Paris les vendredi 17 et samedi 18 novembre 2023.

Peuvent concourir les films de plus de 50 minutes, traitant de la société japonaise contemporaine et de copyright 2021, 2022 ou 2023.

Inscription

– Durée : plus de 50 minutes
– Thématique : société japonaise contemporaine
– Langue : français ; japonais avec sous-titrage français ou anglais ; anglais
→ Pour concourir, merci d’envoyer un courriel à festival@fenetres-japon.fr avec (1) une brève présentation du réalisateur ou de la réalisatrice, (2) un résumé du film – cela servira pour alimenter le site du festival si votre film est présélectionné – ainsi que (3) un lien vers une copie visionnable de votre film. À la place d’un lien, vous pouvez aussi directement téléverser votre film sur le compte Seafile du festival : https://seafile.communs.net/u/d/e1c58b9956154d00812d/.

Calendrier

– 1er juin 2023 : date limite pour l’envoi des films
– Début septembre 2023 : sélection des films par le comité de sélection
– Fin septembre 2023 : publication des films présélectionnés qui seront projetés durant le festival
– 17 et 18 novembre 2023 : festival

Organisation

Dimitri Ianni & Nicolas Pinet

Contact

festival@fenetres-japon.fr

Soutien institutionnel

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Yama – Coup pour coup [山谷—やられたらやりかえせ], de SATŌ Mitsuo et YAMAOKA Kyōichi

Synopsis

En décembre 1984, le réalisateur SATŌ Mitsuo entreprend le tournage d’un documentaire décrivant la vie des ouvriers journaliers dans le quartier de San’ya à Tokyo. Le 22 décembre il est assassiné par un membre du groupe yakuza qui contrôle le marché de l’emploi des journaliers. YAMAOKA Kyōichi, membre de la Sōgidan, le syndicat des ouvriers journaliers de San’ya, prend sa suite. Il sera également assassiné le 13 janvier 1986.

Prenant pour point de départ un conflit entre le syndicat des journaliers et le groupe yakuza qui les exploite, Yama – Coup pour coup se veut un film de combat, dénonçant les mécanismes d’exploitation dans les « yoseba », ces ghettos regroupant une réserve de main d’œuvre ouvrière à bas coût sur le dos de laquelle s’est forgée la prospérité du pays. Pensé et réalisé comme une arme de lutte et un outil de conscientisation, le film est une radioscopie brutale et sans concession d’un capitalisme japonais prisonnier de ses racines colonialistes, de sa pègre et de son idéologie impérialiste.

Novembre 1983 : les ouvriers journaliers de San’ya font face au groupe yakuza Nishido (DR)

Projection mardi 23 mai 2023 (Genève)

Le film sera projeté le 23 mai 2023 à 20 h aux Cinémas du Grütli (Rue du Général-Dufour 16, 1204 Genève, Suisse. Tél : +41 22 320 78 78), salle Henri Langlois. La séance sera suivie d’une discussion avec Dimitri Ianni. Organisation Université de Genève, Faculté des lettres, Département ESTAS, Unité d’études japonaises.

Projection dimanche 16 avril 2023 (Orléans)

Projection au cinéma Les Carmes le 16 avril 2023 à 13 h 40. La projection sera suivie d’un échange avec Nicolas Pinet.

Projection mercredi 4 janvier 2023 (Paris)

Projection au Forum des images le 4 janvier 2023 à 20 h 30. Projection suivie d’un échange avec Dimitri Ianni et Nicolas Pinet.

Projection vendredi 4 février 2022 (Saint-Denis)

Projection durant les 22es Journées cinématographiques au Cinéma L’Écran (14 Passage de l’Aqueduc, 93200 Saint-Denis), vendredi 4 février 2022 à 18 h 30. Séance présentée par Dimitri Ianni, critique et programmateur.

Projection vendredi 17 septembre 2021 (Paris)

Le film documentaire Yama – Coup pour coup [Yama – yararetara yarikaese 山谷—やられたらやりかえせ] de SATŌ Mitsuo et YAMAOKA Kyōichi (1985, 110 minutes, vostf) sera projeté au Cinéma La Clef (34 rue Daubenton, 75005 Paris) vendredi 17 septembre (ouverture de la salle à 19 h 30, début de la projection à 20 h, prix libre).

Ce documentaire mythique décrivant la lutte des ouvriers journaliers dans le Tokyo des années 1980 est projeté pour la première fois en version Blu-ray avec des sous-titres français préparés pour l’occasion, grâce au travail précieux de Nathalie Benady et Christine Lévy.

Organisation : Dimitri Ianni et Nicolas Pinet
Contact : projections@fenetres-japon.fr

Pour aller plus loin

Textes

  • Gonon, Anne, « Les travailleurs journaliers », Cipango. Cahiers d’études japonaises, n° 2, 1993.
  • Gonon, Anne, Précarité et Isolement social : le monde des travailleurs journaliers japonais, Tokyo, Maison franco-japonaise, « Monographies de la MFJ », 1995, 220 p.
  • Mukai, Kōichirō, « La lutte de San’ya continue », Agone, n° 65, 2020, p. 239-254.
  • Pelletier, Philippe, « Qualité de la ville et ghettos de travailleurs journaliers au Japon », in Augustin Berque [dir.], La Qualité de la ville: urbanité française, urbanité nippone, Tokyo, Maison franco-japonaise, « Publications de la Maison franco-japonaise », 1987, p. 217-233.
  • Pelletier, Philippe, « Doyagai どや街 : le ghetto », in Philippe Bonnin, Masatsugu Nishida et Shigemi Inaga [dir.], Vocabulaire de la spatialité japonaise, Paris, CNRS, 2014, p. 112-114.
  • Pons, Philippe, Misère et Crime au Japon : du XVIIe siècle à nos jours, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des sciences humaines », 1999, 551 p.
  • Traimond, Jean-Manuel, Le Japon mal rasé : voyage chez les anarchistes, les burakumin, les coréens-du-Japon, les uilta, et les autres, Lyon, Atelier de création libertaire, 2000, 145 p.

Films

  • Kim, Mi-re, Nogada, 2005.
  • Ogawa, Shinsuke [小川紳介], Dokkoi! ningen bushi kotobuki jiyū rōdōsha no machi [どっこい ! 人間節 寿・自由労働者の街 ; Dokkoi ! : Le Chant humain. Kotobuki : Le Quartier des ouvriers libérés], documentaire, Dimenshon [ディメンション], [1975] 2016.
  • Watanabe Takaaki [渡辺孝明], 81 kotobuki doyagai – ikiru [’81寿ドヤ街 - 生きる ; Le Doyagai de Kotobuki en 1981 : Vivre], documentaire, Yokohama dokyumento firumu [横浜ドキュメントフィルム], 1981.
  • Watanabe Takaaki [渡辺孝明], Kotobuki doyagai ikiru 2 [寿ドヤ街 生きる2 ; Le Doyagai de Kotobuki : Vivre 2], documentaire, Yokohama dokyumento firumu [横浜ドキュメントフィルム], 1984.
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Festival 2021

Les lauréats du festival 2021

Le jury, réuni à la fin du festival samedi 4 décembre, a décerné les deux prix du festival à :

An Ant Strikes Back [アリ地獄天国] de TSUCHIYA Tokachi

Listening to the air [空に聞く] de KOMORI Haruka.
Listening to the Air - 2018 - Komori Haruka

Ces deux films vont être sous-titrés en français et seront projetés à nouveau, avec le sous-titrage français, en 2022.

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Fenêtres sur le Japon 2021-2022 Orléans Paris Projections Saint-Denis

Qui a volé le chaudron ?[月夜釜合戦], de SATŌ Leo

Synopsis

Lorsque le chef local des yakuzas se fait voler son « chaudron sacré », symbole de son pouvoir, une guerre pour le retrouver éclate entre ses hommes, un gamin de 12 ans, une prostituée et un pickpocket. Inspiré d’un classique du rakugo, tourné en 16 mm avec des habitants du quartier, Qui a volé le chaudron ? a été financé grâce à des dons et a demandé cinq années de travail. À la frontière du documentaire et de la fiction, le film se veut un hommage à la vitalité et au pouvoir de résistance du peuple de Kamagasaki tout autant qu’une comédie carnavalesque.

Réalisateur

SATŌ Leo [佐藤零郎] est né en 1981 à Kyoto. Il se forme au documentaire aux côtés du réalisateur SATŌ Makoto [佐藤真], le réalisateur de Vivre sur la rivière Agano [Aga ni ikiru 阿賀に生きる, 1992]. Travaillant de façon indépendante, il tourne en 2009 un premier documentaire Élégie du parc Nagai [Nagai seishun yoi yume uta 長居青春酔夢歌], consacré aux mobilisations contre l’expulsion des sans-abri du parc Nagai, dans le cadre des championnats du monde d’athlétisme d’Osaka. Qui a volé le chaudron ? est son premier long-métrage de fiction. Il a été récompensé du Grand Prix de la compétition internationale au Porto/Post/Doc, ainsi que du Prix du jury et du Prix de la meilleure image lors de la 14e édition du festival Kinotayo (Paris).

Bande-annonce (vost anglais)

Projection mardi 18 avril 2023 (Orléans)

Projection au cinéma Les Carmes le 18 avril 2023 à 19 h 30 (ciné rencontre).

Projection dimanche 6 février 2022 (Saint-Denis)

Projection durant les 22es Journées cinématographiques au Cinéma L’Écran (14 Passage de l’Aqueduc, 93200 Saint-Denis), dimanche 6 février 2022 à 14 h 00. Séance présentée par Dimitri Ianni, critique et programmateur.

Projection vendredi 12 novembre 2021

Après la projection, le 17 septembre 2021, du documentaire Yama – Coup pour coup (1985), décrivant les luttes des ouvriers journaliers de San’ya à Tokyo au début des années 1980, Fenêtres sur le Japon vous invite à poursuivre l’exploration des yoseba, ces quartiers regroupant la main d’œuvre journalière du pays, par le prisme cette fois d’une fiction contemporaine tournée dans le quartier de Kamagasaki à Osaka.

Qui a volé le chaudron ? [Tsuki yo kama gassen 月夜釜合戦] de SATŌ Leo (2017, 115 minutes, VOSTF) sera projeté au Cinéma La Clef (34 rue Daubenton, 75005 Paris) vendredi 12 novembre (ouverture de la salle à 19 h 30, début de la projection à 20 h, prix libre).

Ce film a été projeté lors de sa première internationale au 33e Festival international du film Entrevues Belfort (2018) sous le titre The Kamagasaki Cauldron War.