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Festival 2025

Les lauréats du festival 2025

Le jury, réuni à la fin de la 3e édition du festival, samedi 22 novembre 2025, a décerné les deux prix du festival à :

Les Voix revenantes [되살아나는 목소리], de PARK Soo-nam & PARK Maeui.

Affiche Les Voix revenantes

Being Kazue [かづゑ的], de KUMAGAI Hiroko.

Being Kazue affiche

Ce second film va être sous-titré en français – le premier l’est déjà – et ils seront tous les deux projetés à nouveau en 2026 dans différentes salles, à Paris et à Genève notamment.

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Festival 2025 Paris Programme de l’édition 2025

Programme du festival 2025

L’édition 2025 du festival Fenêtres sur le Japon se tiendra les vendredi 21 et samedi 22 novembre 2025 à Paris, dans le treizième arrondissement. Les projections auront lieu le vendredi 21 novembre dans l’auditorium de l’INALCO (65 rue des Grands Moulins, Paris 13e). Le 22 novembre, elles auront lieu dans l’amphithéâtre Buffon du campus des Grands Moulins de l’Université Paris Cité (au RdC du bâtiment Buffon – l’entrée se trouve au 15 rue Hélène Brion). Pour plus de détails, voir Festival 2025 : détails pratiques.

L’entrée est libre, gratuite et sans inscription, dans la limite des places disponibles. Toutes les projections seront suivies de discussions. Du fait de l’application du plan Vigipirate, l’Inalco peut demander aux visiteurs de présenter une pièce d’identité et de s’inscrire sur un registre avant de pouvoir entrer – précisez que vous venez pour assister au festival qui se tient dans l’auditorium…

→ Vendredi 21 novembre 2025

9 h – 12 h 45
Les Voix revenantes [되살아나는 목소리], de PARK Soo-nam & PARK Maeui (vost français, 142 min.). La projection sera suivie d’une discussion animée par Aki Yoshida (Inalco).

Affiche Les Voix revenantes

14 h 45 – 18 h
Being Kazue [かづゑ的], de KUMAGAI Hiroko (vost anglais, 119 min.). La projection sera suivie d’une discussion animée par Isabelle Konuma (Inalco).

Being Kazue affiche

18 h 30 – 21 h 15
Two Moms [ふたりのまま], de NAGAMURA Satoko (vost anglais, 89 min.). La projection sera suivie d’une discussion animée par Aline Henninger (université d’Orléans).

Affiche Two Moms

→ Samedi 22 novembre 2025

9 h 15 – 12 h 45
Close to the Bone [骨を掘る男], d’OKUMA Katsuya (vost français, 115 min.). La projection sera suivie d’une discussion en visioconférence avec le réalisateur, animée par Constance Sereni (université de Genève). L’interprétariat sera assuré par Makiko Andro-Ueda (Inalco) et Aki Yoshida (Inalco).

14 h 45 – 18 h 15
War Clouds [戦雲], de MIKAMI Chie (vost anglais, 132 min.). La projection sera suivie d’une discussion animée par Constance Sereni (université de Genève).

War Clouds

17 h – 18 h 30
Délibérations du jury

18 h 30 – 19 h 30
Remise des prix et clôture du festival

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Festival 2025 Films sélectionnés pour l’édition 2025 Paris Prochaines projections

War Clouds [戦雲], de MIKAMI Chie

Ce film fait partie des 5 documentaires sélectionnés pour le festival Fenêtres sur le Japon 2025. Il sera projeté le samedi 22 novembre 2025 à 14 h 45 dans l’amphithéâtre Buffon du campus des Grands Moulins de l’université Paris-Cité (au RdC du bâtiment Buffon – l’entrée se trouve au 15 rue Hélène Brion, Paris 13e). La projection sera suivie d’une discussion avec Constance Sereni (université de Genève).

Données techniques

Titre original : Ikusafumu [戦雲]
Réalisatrice : MIKAMI Chie [三上智恵]
Année : 2024
Durée : 123 min.
Pays : Japon
Langues : japonais
Sous-titres : anglais
Production : HASHIMOTO Yoshiko [橋本佳子], KINOSHITA Shigeki [木下繁貴]
Narration : YAMAZATO Setsuko [山里節子]
Image : UEZU Yūya [上江洲佑弥]
Montage : AOKI Takafumi [青木孝文]
Musique : KATSUI Yūji [勝井祐二]

Synopsis

Sur les splendides îles d’Okinawa, de Yonaguni, de Miyako, d’Ishigaki et d’Amami-Ōshima, une militarisation accélérée est à l’œuvre sous l’impulsion conjointe des gouvernements japonais et états-unien. Déploiement de missiles des Forces d’autodéfense, expansion massive des dépôts de munitions, construction de bases souterraines, plans d’évacuation de la population : ces territoires deviennent peu à peu le cœur stratégique d’un dispositif de défense préparé pour une éventuelle crise sino-américaine autour de Taïwan. En 2022, les exercices militaires d’envergure Keen Sword 23 et la publication de nouveaux documents de politique de sécurité ont confirmé que Kyūshū et les îles du sud-ouest seraient en première ligne — au prix du sacrifice des habitants. Pourtant, la gravité de la situation demeure largement ignorée des médias comme du grand public. Combien de Japonais savent que les aéroports et les ports civils du pays se transforment en infrastructures militaires ? Quelle est la véritable signification de la « défense nationale » ? Après huit années passées à arpenter les îles du sud-ouest, la caméra de MIKAMI Chie, dévoile, avec lucidité et courage, les mécanismes d’une politique de défense qui, au nom de la sécurité, redessine en profondeur le destin des îles japonaises.

→ La réalisatrice

Originaire de Tokyo, MIKAMI Chie est journaliste, écrivaine et réalisatrice de documentaires japonaise. Diplômée de l’Université de Seijō, où elle étudie la culture populaire d’Okinawa, elle rejoint la chaîne Mainichi Broadcasting System comme présentatrice. En 1995, elle s’installe à Okinawa lors du lancement de Ryukyu Asahi Broadcasting (QAB). Tout en y assurant le poste de présentatrice principale du journal télévisé, elle réalise de nombreux documentaires sur l’histoire, la culture, la nature et la société d’Okinawa. En 2010, elle reçoit le Women in Broadcasting Award, décerné par l’association des femmes japonaises travaillant dans la radio et la télévision. Elle fait ses débuts en tant que réalisatrice de cinéma en 2013 avec la version cinématographique de The Targeted Village [Hyōteki no mura 標的の村], qui retrace la lutte des habitants de Takae contre la construction d’héliports militaires américains. En 2014, elle devient indépendante et, l’année suivante, réalise We Shall Overcome [戦場ぬ止み], sélectionné lors de la 10ᵉ édition du Festival Kinotayo, qui explore les conflits autour de la construction de la nouvelle base américaine à Henoko. En 2018, elle co-réalise Boy Soldiers: The Secret War in Okinawa [沖縄スパイ戦史], révélant le destin tragique de lycéens mobilisés comme espions par l’armée japonaise durant la bataille d’Okinawa. Son dernier long-métrage documentaire, War Clouds, poursuit son exploration des enjeux géopolitiques et sociaux affectant les îles du sud-ouest du Japon.

Bande annonce en japonais sans sous-titres

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Festival 2025 Films sélectionnés pour l’édition 2025 Paris Prochaines projections

Close to the Bone [骨を掘る男], d’OKUMA Katsuya

Ce film fait partie des 5 documentaires sélectionnés pour le festival Fenêtres sur le Japon 2025. Il sera projeté le samedi 22 novembre 2025 à 9 h 15 dans l’amphithéâtre Buffon du campus des Grands Moulins de l’université Paris-Cité (au RdC du bâtiment Buffon – l’entrée se trouve au 15 rue Hélène Brion, Paris 13e). La projection sera suivie d’une discussion en visioconférence avec le réalisateur, animée par Constance Sereni (université de Genève). L’interprétariat sera assuré par Makiko Andro-Ueda (Inalco) et Aki Yoshida (Inalco).

→ Données techniques

Titre original : Hone o horu otoko [骨を掘る男]
Réalisateurs : OKUMA Katsuya [奥間勝也]
Année : 2024
Durée : 115 min
Pays : Japon
Langue : japonais, anglais
Production : Moolin Production, Dynamo Production
Image : OKUMA Katsuya
Son : KAWAKAMI Takuya [川上拓也]
Musique : YOSHIHAMA Shō [吉濱翔]
Montage : OKUMA Katsuya
Sous-titres : français

Synopsis

Près de 3 000 dépouilles reposent encore sur l’île principale d’Okinawa, théâtre de la dernière grande bataille terrestre du Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale, et l’une des plus meurtrières. Elles appartiennent à des habitants et soldats japonais, mais aussi à des Américains, Coréens et Taïwanais. Le gouvernement japonais prévoit pourtant d’utiliser ces décombres pour le remblaiement de la mer afin de construire la nouvelle base militaire de Henoko. Depuis plus de 40 ans, GUSHIKEN Takamatsu [具志堅隆松] collecte les restes des victimes, en ayant retrouvé environ 400 à ce jour. Il se définit comme gamafuyā ガマフヤー (en dialecte d’Okinawa, gama signifie « abri naturel » et fuyā « celui qui creuse »). À partir d’os fragmentés, de bols ou d’éclats de grenades, il distingue soldats et civils, reconstitue leurs derniers instants et leur rend hommage. Ce documentaire d’OKUMA Katsuya, ayant lui-même perdu sa grand-tante lors des combats, décrit comment la recherche de restes et d’archives filmiques contribuent à entretenir la mémoire collective de la guerre. Le film explore l’articulation entre passé, présent et futur, tout en interrogeant notre devoir de mémoire dans un monde marqué par les guerres et les divisions.

Réalisateur

Natif d’Okinawa, après avoir obtenu un master en littérature à l’Université des Ryūkyū, OKUMA Katsuya s’installe à Tokyo. Il est assistant réalisateur sur la séquence okinawaïenne du film Three☆Points [Surī pointo スリー☆ポイント] (2011) réalisé par YAMAMOTO Masashi 山本政志. Il participe à las barcas, média fondé par un collectif de jeunes artistes d’Okinawa. Son moyen-métrage Gift [Gifuto ギフト], fable entre fiction et réalité tournée à Naha, est sélectionné dans la section « New Asian Currents » du Festival international du documentaire de Yamagata 2011, ainsi qu’en compétition internationale du festival Vision du Réel 2012. Each Story [Radakku sorezore no monogatari ラダック それぞれの物語] tourné dans la région du Ladakh, dans le nord de l’Inde, est primé par le Festival international du documentaire de Yamagata 2015. Il a également reçu le prix ATP du meilleur nouveau réalisateur décerné par l’Association des producteurs de programmes télévisés japonais pour Le film fantôme « Hiroshima » renaît aujourd’hui : l’héritage des cinéastes [いま甦る幻の映画『ひろしま』〜受け継がれていく映画人の想い〜 Ima yomigaeru maboroshi no eiga “Hiroshima”~ uketsuga rete iku eiga hito no omoi ~] (2015) diffusé sur la chaîne WOWOW. Ce documentaire revient sur l’histoire de la conception, production et réception de Hiroshima [ひろしま] (1953) de Sekigawa Hideo 関川秀雄 et la transmission de son héritage.

→ Bande-annonce en japonais sans sous-titres

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Festival 2025 Films sélectionnés pour l’édition 2025 Paris Prochaines projections

Two Moms [ふたりのまま], de NAGAMURA Satoko

Ce film fait partie des 5 documentaires sélectionnés pour le festival Fenêtres sur le Japon 2025. Il sera projeté le vendredi 21 novembre 2025 à 18 h 30 dans l’auditorium de l’INALCO (65 rue des Grands Moulins, Paris 13e). La projection sera suivie d’une discussion avec Aline Henninger (université d’Orléans).

Données techniques

Titre original : Futari no mama [ふたりのまま]
Réalisatrice : NAGAMURA Satoko [長村さと子]
Année : 2025
Durée : 88 min.
Pays : Japon
Langues : japonais
Sous-titres : anglais
Image, montage et réalisation : NAGAMURA Satoko [長村さと子]
Édition et composition : UCHIDA Takashi [内田尭]
Aide à l’édition : AMANE Shinobu [あまねしのぶ]
Cinématographie : TAKAHASHI Yohei [高畑洋平], SUMI Takeshi [澄毅] et TABATA Yumi [タバタユミ]
Production : association Kodomap [一般社団法人こどまっぷ]
Musique : HAYAMA Yasuko [端山泰子黒田京子]

→ Synopsis

Ce documentaire suit le parcours de quatre couples de femmes homosexuelles au Japon alors qu’elles essaient de fonder une famille grâce à la procréation médicalement assistée. Chaque couple est confronté à différentes formes de discrimination et à des défis juridiques. Le film dépeint les joies et les difficultés communes liées au fait de devenir parents, ainsi que les épreuves supplémentaires auxquelles sont confrontées les familles LGBTQ+ dans le Japon contemporain. Ce film a la particularité d’avoir été tourné par une mère lesbienne qui vit elle-même un parcours de parentalité. Il invite les spectateurs à réfléchir à la diversité cachée des familles au sein de la société japonaise.

→ La réalisatrice

NAGAMURA Satoko est née et a grandi à Tokyo. Inspirée par son enfance difficile, Satoko crée et fait vivre des espaces où les personnes peuvent se sentir bien et se retrouver. Elle tient ainsi un bar et un café. En dehors de ses activités professionnelles, elle conseille des femmes célibataires et des couples de même sexe afin de leur garantir l’accès à des soins de santé reproductive sûrs. Elle s’emploie aussi à faire pression sur le gouvernement pour obtenir des changements dans la législation japonaise et assure la coprésidence de l’ONG « Kodomap ».

→ Bande-annonce sous-titrée en anglais

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Festival 2025 Films sélectionnés pour l’édition 2025 Paris Prochaines projections

Being Kazue [かづゑ的], de KUMAGAI Hiroko

Ce film fait partie des 5 documentaires sélectionnés pour le festival Fenêtres sur le Japon 2025. Il sera projeté le vendredi 21 novembre 2025 à 14 h 45 dans l’auditorium de l’INALCO (65 rue des Grands Moulins, Paris 13e). La projection sera suivie d’une discussion avec Isabelle Konuma (Inalco).

Données techniques

Titre original : Kazue-teki [かづゑ的]
Réalisatrice : KUMAGAI Hiroko [熊谷博子]
Année : 2023
Durée : 119 min.
Pays : Japon
Langues : japonais
Sous-titres : anglais
Production : KUMAGAI Hiroko, Office Kumagai [オフィス熊谷]
Narration et lectures : SAITŌ Tomoko [斉藤とも子]
Image : NAKASHIMA Hiroki [中島広城], OKUI Yoshiya [奥井 義哉], DOI Kayano [土井 かやの]
Son : OKUI Yoshiya [奥井 義哉]
Montage : ŌHASHI Tomiyo [大橋富代]
Musique : KURODA Kyōko [黒田京子]

Synopsis

MIYAZAKI Kazue 宮﨑かづゑ a passé près de 80 ans dans la léproserie Nagashima Aisei-en 長島愛生園, située dans la mer intérieure de Seto, où elle fut admise à l’âge de 10 ans. La maladie lui a coûté doigts, orteils et presque la vue, mais elle continue à faire ses courses et à cuisiner avec l’aide de son entourage. « Je veux laisser derrière moi une image authentique de la vie des patients atteints de la lèpre, sans artifices », affirme-t-elle avec force. Malgré une enfance difficile, l’amour de sa famille et de la littérature lui ont permis de surmonter son désespoir. Elle a ensuite partagé sa vie avec son mari Takayoshi dans un logement pour couples au bord de la mer. Toujours avide de défis, elle apprend l’informatique à 78 ans, et à 84 ans elle publie son premier livre, Le long chemin [Nagai michi 長い道] (2012), plusieurs fois réédité. La documentariste KUMAGAI Hiroko commence à la filmer en 2016 et l’accompagne huit ans durant. Son portrait sensible esquisse un film humaniste, sur fond de discrimination et de politiques d’isolement imposées aux lépreux au Japon de 1907 à 1996.

→ La réalisatrice

Née à Tokyo, KUMAGAI Hiroko est réalisatrice, journaliste reporter d’images, photographe et écrivaine. Elle débute sa carrière en 1975 au sein de la société de production télévisuelle de USHIYAMA Jun.ichi 牛山純一 (1903-1977), réalisateur et producteur pionnier du documentaire TV. Elle y réalise de nombreux reportages sur des thèmes tels que la guerre, la drogue ou les questions sociales. En 1985, elle devient réalisatrice indépendante et tourne par la suite plus d’une cinquantaine de documentaires télévisés. En 1989 elle participe aux côtés de TSUCHIMOTO Noriaki [土本典昭] et d’Abdul LATIF à la réalisation de Printemps afghan [Yomigaere karēzu よみがえれ カレーズ], tourné juste après le retrait soviétique d’Afghanistan. En 1995, elle signe le moyen métrage documentaire Ottensen et Mukōjima, deux quartiers où il fait bon vivre [Fureau machi mukōjima ottenzen monogatari ふれあうまち 向島・オッテンゼン物語], inspiré de sa propre expérience en matière d’éducation des enfants. Son documentaire Les femmes qui font du cinéma [Eiga o tsukuru joseitachi 映画をつくる女性たち] (2004) réalisé pour commémorer le 15e Festival international du film de femmes de Tokyo, retrace les parcours de cinéastes et met en lumière les difficultés rencontrées par les femmes dans l’histoire de l’industrie cinématographique japonaise. Avec Echoes of the Miike Mine [Miike owaranai tankō (yama) no monogatari 三池 終わらない炭鉱(やま)の物語] (2006), lauréat de plusieurs prix, elle retrace l’histoire et interroge l’héritage de la plus grande houillère du Japon. On lui doit également Creuser le Japon avec Yamamoto Sakubei [Sakubēsan to nihon o horu 作兵衛さんと日本を掘る] (2018), documentaire consacré à la vie d’un peintre des mines dont l’œuvre est inscrite au registre international Mémoire du monde de l’UNESCO. Being Kazue [Kazue-teki かづゑ的] (2023) a obtenu le prix Nippon Docs au festival Nippon Connection.

→ Bande-annonce (en japonais avec des sous-titres anglais)

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Fenêtres sur le Japon 2024-2025 Festival 2025 Films sélectionnés pour l’édition 2025 Orléans Paris Prochaines projections Programme de l’édition 2025

Les Voix revenantes [되살아나는 목소리], de PARK Soo-nam & PARK Maeui

Ce film fait partie des 5 documentaires sélectionnés pour le festival Fenêtres sur le Japon 2025. Il sera projeté le vendredi 21 novembre 2025 à 9 h dans l’auditorium de l’INALCO (65 rue des Grands Moulins, Paris 13e). La projection sera suivie d’une discussion avec Aki Yoshida (Inalco).

Données techniques

Titre original : Doesarananeun moksori [되살아나는 목소리]
Titre japonais : Yomigaeru koe [よみがえる声]
Titre anglais : Voices of the Silenced
Réalisatrices : PARK Soo-nam, PARK Maeui
Année : 2023
Durée : 142 min.
Pays : Japon, Corée du Sud
Langue : japonais, coréen
Sous-titres : français
Production : Article Films
Coproduction : Harbin Film, Song of Arirang Production Committee
Image : TERUYA Shinji, PARK Maeui, KIM Im-man, KIM Myeong-yoon, ŌTSU Kōshirō
Son : PYO Yong-Soo
Musique : MI Yeon
Montage : PARK Maeui

→ Synopsis
La cinéaste PARK Soo-nam entreprend, avec sa fille PARK Maeui, Coréenne de deuxième génération au Japon, la restauration numérique de son œuvre documentaire. Pendant une cinquantaine d’années, elle s’était consacrée à filmer en 16 mm le témoignage de dizaines de milliers de victimes coréennes, évoquant leur quotidien au Japon. Au fil de la restauration, ressurgissent les voix des travailleurs forcés, des survivants de la bombe atomique et des « femmes de réconfort », dont l’histoire reprend vie sous nos yeux.

→ Réalisatrices
Née en 1935 au Japon, PARK Soo-nam est l’autrice de The Collected Letters of Lee Jin-woo et de Crime, Death, and Love, deux recueils de sa correspondance avec le meurtrier de l’étudiante du lycée Komatsugawa (1958). En 1965, elle commence à visiter Hiroshima et à enquêter sur les conditions réelles des hibakusha (survivants de la bombe atomique) coréens En 1973, elle publie Korea, Hiroshima, Half-Japanese, recueil de témoignages d’hibakusha coréens. En 1986, elle réalise le documentaire The Other Hiroshima : Korean A-bomb Victims Tell Their Story, qui dénonce les conditions de vie réelles des hibakusha nord et sud coréens. Ce film a fait sensation lors de ses projections au Japon. Elle réalise ensuite, en 1991, Song of Arirang: Voices from Okinawa.

La réalisatrice PARK Maeui est la fille de l’écrivaine et cinéaste PARK Soo-nam. Dès son adolescence, elle collabore avec sa mère à plusieurs productions cinématographiques. Lorsque sa mère perd la vue, elle travaille au montage vidéo et à la restauration numérique de ses films 16 mm. Elle a été coréalisatrice de Nuchigafu – Life is a Treasure « Gyokusai » Stories in the Battle of Okinawa (2012). Elle a monté et produit The Silence (2016).

Tous nos remerciements au Festival Jean Rouch et à Adélie Taupin pour les sous-titres français du film.

Bande-annonce (vosta)

Projection le 28 février 2025 (Orléans)

Projection vendredi 28 février 2025 à 13 h 30 au cinéma Les Carmes (7 Rue des Carmes, 45000 Orléans). La séance sera suivie d’une discussion avec Shimosakai Mayumi, spécialiste de la question des zainichi. (Possibilité de réserver un bentō pour après la séance.)

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Festival 2025

Équipe du festival 2025 et partenaires institutionnels

Le comité de sélection

Le comité de sélection est composé de personnes issues du monde des sciences sociales et des études japonaises d’une part, et du monde du cinéma et des études cinématographiques d’autre part. Son rôle est de sélectionner les films projetés durant les deux jours du festival.

Claire Brisset
Jean-Michel Butel
Mathieu Capel
Beat Frey
Dimitri Ianni
Ricardo Matos Cabo
Anne-Lise Mithout
Sayaka Mizuno
Mary Picone
Nicolas Pinet

Les partenaires institutionnels

L’édition 2025 du festival est organisée en lien avec l’équipe Populations japonaises (IFRAE & CRCAO), avec le soutien, financier et logistique notamment, de trois laboratoires de recherche ou départements, le Centre de recherche sur les civilisations de l’Asie orientale (CRCAO, université de Paris & CNRS), l’Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est (IFRAE, INALCO, université de Paris & CNRS) et le Département d’études est-asiatiques de la Faculté des lettres de l’université de Genève.


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Festival 2025 Jury du festival 2025

Le jury du festival 2025

Le rôle du jury est de décerner deux prix à l’issue du festival. Les deux films primés feront l’objet d’un sous-titrage en français et seront projetés à nouveau en 2026 à Paris et à Genève.

Ses membres sont issus à parité des mondes du cinéma et des sciences sociales.

Côté cinéma
Adrien Faucheux
Marina Galimberti
Sebastián Rodríguez Rivera

→ Côté sciences sociales
Zoé Dupré
Arnaud Grivaud
Aline Henninger

Présentations des membres du jury

  • Zoé Dupré est étudiante en master 2 LLCER – japonais à l’Inalco. Passionnée de mangas et de culture japonaise depuis l’âge de six ans, elle commence à apprendre la langue à son entrée au collège. Son parcours autant scolaire que personnel et professionnel est alors centré sur cette passion : stage en maison d’édition de mangas, année de césure au Japon en 2023-2024, membre du jury pour le « prix manga pour le prix Émile Guimet » en 2024, ou encore une exposition de dessins manga en 2025. Pour autant, le cinéma est aussi un élément important de sa vie. La passion des films et l’habitude des cinémas lui ont été transmises depuis petite. Les films de Miyazaki ont également été un élément central de sa passion pour le Japon. En licence 2, elle suit le cours de « Cinéma japonais » et écrit un dossier sur le film Aristocrats de la réalisatrice Yukiko Sode.
  • Adrien Faucheux est cinéaste auteur. Il est chef monteur de plusieurs dizaines de films de cinéma documentaire. Sa pratique est fortement influencée par sa formation en arts plastiques, son attachement au cinéma de genre et à la musique. Son dernier film, le portrait du cinéaste Denis Gheerbrant, a été produit par l’Ina et diffusé sur Ciné+. Il enseigne occasionnellement la réalisation et le montage. Il a signé pendant quatre ans la programmation « Expériences du regard » des États généraux du film documentaire de Lussas.
  • Marina Galimberti est auteure, réalisatrice et formatrice audiovisuelle et multimédia. Italienne, elle vit actuellement à Paris. Après des études universitaires en lettres et philosophie à Florence, puis de cinéma et de création hypermédia à l’université Paris 8, elle a travaillé comme monteuse et réalisatrice pour RAI 2 (Les cendres du néo-réalisme, Portraits d’un cinéma africain naissant…) et TF1 (Mémoires du Nord, Raconte-moi une tontine…).
    En 1993, avec d’autres artistes visuels elle crée Rapsode Production, une structure de production indépendante, avec laquelle elle réalise de nombreux films documentaires sur des sujets de société (Droit d’école, Villa Flores, À cœurs ouverts, Jamas vender a terra conquistada, Pas d’eau potable, Pipiteu Atikou, Baby-Loup, une crèche pas comme les autres, …), qui ont été sélectionnés et primés dans plusieurs festivals en France et à l’international.
    Dans ses dernières créations, Marina s’intéresse à la mise en espace documentaire. Sa dernière installation plurimédia « D’où VIE-tu ? », créée dans le cadre d’une résidence artistique de la Ville de Paris, a été sélectionnée à la Biennale Dak’ART en décembre 2024.
    Membre actif de la Fédération de l’audiovisuel participatif, un réseau national qui réunit des structures de production indépendantes et des télévisions locales, et propose des espaces d’expression populaire par le cinéma dans les territoires et à leurs habitants, Marina a mis en place Les Centres media locaux, en Île-de-France, aux Philippines, en Afrique, pour permettre à tout citoyen, sans exclusions, l’accès aux outils numériques et la réalisation de films participatifs (Les Chroniques du temps présent, ciné-journaux d’actualité locale présentés dans les salles de cinéma avant les longs-métrages). Elle coordonne le programme européen R.E.E.V (Rencontres et échanges d’expériences par la vidéo), un réseau international de mutualisation des savoirs sur le développement durable par l’image, soutenu par l’Union européenne.
    En tant que formatrice, Marina Galimberti a créé et dirige LE LABO, un laboratoire de création filmique qui propose des ateliers dédiés à la pratique de l’écriture et de la réalisation, en partenariat avec le CRL10 et la Ville de Paris. Elle enseigne l’écriture et la production à l’université Évry Paris-Saclay, à l’université de Nanterre, et dans le cadre de la chaire de l’Économie sociale et solidaire de l’université Gustave Eiffel (Champs-sur-Marne).
  • Arnaud Grivaud est maître de conférences à l’université Paris Cité et rattaché au CRCAO (UMR 8155). Il est spécialiste du droit public et de la politique du Japon contemporain et a notamment travaillé sur sa haute administration (thèse soutenue en 2016) et son Parlement (traduction de l’ouvrage d’Ōyama Reiko, La Diète japonaise : Pour un parlement qui débatte, Presses de l’INALCO, 2021). Il s’intéresse aux questions de représentativité et d’expertise en politique et a publié des articles sur divers domaines de politiques publiques (Covid-19, numérique, lutte contre les sectes, etc.).
  • Aline Henninger est enseignante-chercheuse en études japonaises à l’université d’Orléans (laboratoire Rémélice) et chercheuse associée à l’IFRAE. Ses recherches en études de genre portent sur les politiques éducatives en faveur de l’égalité des sexes et le sexisme scolaire, la socialisation de genre et la socialisation à la sexualité, ainsi que sur l’histoire des militantes lesbiennes dans le Japon contemporain.
  • Sebastián Rodríguez Rivera est un cinéaste mexicain, diplômé de l’École nationale des arts cinématographiques de l’UNAM et étudiant à l’université Paris-Cité au sein du master Cinéma et Audiovisuel, études cinématographiques – parcours scénario. Il écrit, réalise et monte ses propres films, explorant les liens entre le réel, la fiction et la mémoire historique. En 2021, il tourne une adaptation de Tlön, Uqbar, Orbis Tertius de Borges en un court-métrage intitulé Tlön (2024). En 2025, il tourne Cruces, court-métrage western à l’époque de la Conquête du Mexique, actuellement en post-production. Il a travaillé aussi comme monteur sur des longs-métrages de fiction tels que MenFragTos (Miguel Gastelum 2025) et des documentaires tels que Esta no es una película de rockstars [« Ceci n’est pas un film de rockstars »] (Benjamín Romero, WIP). Parallèlement, il développe une réflexion théorique sur les rapports entre cinéma et jeu vidéo. Il essaie ainsi de tenir ensemble approche théorique et analytique du cinéma, d’une part, et expérience pratique en tant que réalisateur, scénariste et monteur, d’autre part.
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Festival Festival 2025

Inscrire un film à l’édition 2025 du festival

Le festival se tiendra à Paris les vendredi 21 et samedi 22 novembre 2025.

Peuvent concourir les films de plus de 50 minutes, traitant de la société japonaise contemporaine et de copyright 2023, 2024 ou 2025.

Inscription

– Durée : plus de 50 minutes
– Thématique : société japonaise contemporaine
– Langue : français ; japonais avec sous-titrage français ou anglais ; anglais… (la condition principale est qu’il y ait des sous-titres français ou anglais)
→ Pour concourir, merci d’envoyer un courriel à festival@fenetres-japon.fr avec (1) une brève présentation du réalisateur ou de la réalisatrice, (2) un résumé du film – cela servira pour alimenter le site du festival si votre film est présélectionné – ainsi que (3) un lien vers une copie visionnable de votre film. À la place d’un lien, vous pouvez aussi directement téléverser votre film sur le compte Seafile du festival : https://seafile.communs.net/u/d/e1c58b9956154d00812d/.

Calendrier

– 1er juin 2025 : date limite pour l’envoi des films
– Début septembre 2025 : sélection des films par le comité de sélection
– Fin septembre 2025 : publication des films présélectionnés qui seront projetés durant le festival
– 21 et 22 novembre 2025 : festival

Organisation

Dimitri Ianni & Nicolas Pinet

Contact

festival@fenetres-japon.fr

Soutien institutionnel