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Festival 2021 Jury du festival 2021

Le jury du festival 2021

Le rôle du jury est de décerner deux prix à l’issue du festival. Les deux films primés feront l’objet d’un sous-titrage en français et seront projetés à nouveau au printemps à Paris et à Genève.

Ses membres sont issus à parité des mondes du cinéma et des sciences sociales.

Côté cinéma
Guillaume Morel
Ghanwa Rana
Laurence Reymond

→ Côté sciences sociales
Jean-François Laé
Charlotte Lamotte
Kazuhiko Yatabe

Présentations des membres du jury

  • Guillaume Morel dirige le label vidéo de La Vie est belle Films, où il supervise entre autres l’édition DVD de 8 films de la « Nouvelle vague allemande » et de Femmes, Femmes de Paul Vecchiali. En 2010, il crée avec Carine Chichkovsky, Survivance, société de production et de distribution. À ce titre, il a distribué Les Bruits de Recife de Kleber Mendonça Filho, Au revoir l’été et Sayonara de Fukada Kōji, Bangkok Nites et Tenzo de Tomita Katsuya. Il y édite aussi une collection de films rares en DVD, dont Syndromes and a Century d’Apichatpong Weerasethakul, Images du monde et inscription de la guerre de Harun Farocki, les trois premiers films restaurés de Tsai Ming-Liang ou les films de Peter Nestler. Il est également enseignant à l’Université de Picardie – Jules Verne.
  • Ghanwa Rana est une photographe et réalisatrice franco-pakistanaise. Après une Licence en arts du spectacle – théâtre et cinéma, puis une seconde licence en ethnographie à l’université Paris-Nanterre, Ghanwa Rana se tourne vers un Master professionnel Cinéma documentaire à l’université d’Évry-Val-d’Essonne. Elle écrit et réalise dans le cadre de son Master un premier film intitulé Rêve qui peut (15 minutes, 2015) sur l’errance parisienne de deux sans-abris vagabonds, qui a notamment été projeté au Festival international des programmes audiovisuels (FIPA) à Biarritz en 2016. La même année elle intègre une association d’éducation populaire, le collectif Fusion (Val d’Oise) en tant que photographe et vidéaste sur divers projets culturels en quartiers de la politique de la ville. En 2019, elle réalise son deuxième court-métrage documentaire sur un dispositif d’accueil de jour pour enfants atteints d’autisme, Autonomes (16 minutes), à la demande de l’association Autism’Action 95 qui organisait un Forum dans le Val d’Oise, autour du spectre autistique.  Elle rejoint l’équipe des Yeux de l’Ouïe en 2021 en tant qu’opératrice numérique et multimédia pour le canal vidéo interne de la Maison d’arrêt de Nanterre. Un troisième court-métrage autoproduit est en postproduction. Il s’agit d’une fiction documentée, intitulée Makan (2021).
  • Laurence Reymond est productrice et programmatrice de cinéma. Après des études de cinéma à Lyon puis à Paris elle rejoint les sociétés de distribution Ad Vitam en 2003, puis Le Pacte en 2007. En 2011, elle fait partie du comité de sélection du Festival du cinéma de Brive, puis rejoint la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en charge des courts métrages de 2012 à 2018. Parallèlement, elle s’occupe de la coordination du Festival du Nouveau Cinéma de Montréal pendant 3 ans, puis de la sélection pour Entrevues-Belfort (2014-2018). En 2018, elle s’associe en tant que productrice chez Providences, où elle co-produit un court métrage d’animation avec le Portugal et des documentaires.
  • Jean-François Laé, sociologue, enseigne à l’université Paris 8 Saint-Denis. Il travaille sur les écritures populaires, les situations limites rencontrées au tribunal, à l’aide sociale et dans les situations extrêmes. Il défend une sociologie narrative par des tableaux qui nous rapprochent des modes de défense, des résistances et des façons de penser de celles et ceux qui ne font pas de bruit. Il a notamment publié Parole donnée, Solidarité dans le 93 par temps de pandémie (Syllepse, 2021), Une fille en correction. Lettres à son assistante sociale (1952-1965) (CNRS éditions, 2018), Dans l’œil du gardien (Seuil, 2015), Deux générations dans la débine. Enquête dans la pauvreté ouvrière (avec Numa Murard, Bayard, 2011), Fracture sociale (avec Arlette Farge, Desclée de Brouwer, 2000), Travailler au noir (Métailié, 1989) et L’argent des pauvres (avec Numa Murard, Seuil, 1985).
  • Charlotte Lamotte est anthropologue et spécialiste du Japon. Elle a soutenu en 2015 une thèse intitulée « De l’expérience individuelle du religieux dans la société japonaise contemporaine : itinéraires de dévotion sur le circuit du nouveau pèlerinage de Shikoku à Sasaguri (Fukuoka) ». Elle enseigne actuellement à l’université de Grenoble-Alpes.
  • Kazuhiko Yatabe est docteur en sociologie. Après avoir enseigné à l’université Lumière Lyon 2 (UFR anthropologie, sociologie et science politique), il rejoint l’UFR des langues et civilisations de l’Asie orientale de l’Université de Paris. Ses recherches portent sur des objets à la croisée de la sociologie de la migration, de la culture et de l’anthropologie urbaine. Co-responsable des pages Japon, il a été rédacteur à l’hebdomadaire Courrier International de 1990 à 2015.

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